vendredi 21 juillet 2017

Audience foraine


Il m'arrive de regretter l'ancien monde, celui où les politiques avaient conscience de leur rang et de leurs responsabilités. Car ce matin, Gérard Colomb (sous haute protection) a débarqué à Montmartre pour démontrer que Paris était une ville sûre et sécurisée. Sur son chemin, un jeune couple de touristes malaisiens. Filmé par les caméras, Gérard Collomb s'avance et lui serre la main.
"I am the minister of police".
 Visiblement étonné, le jeune couple hésite. Gérard Collomb lui propose de prendre une photo et se place à ses côtés. Rires dans l'assistance... Le jeune couple est très gêné. Oh pétard ! J'ai honte. 😖

Carte postale d'Igl💙💚



Bon baisers de Sury où mes vacances ont débuté. 
Temps chaud, eau fraîche à volonté... 
Je profite pleinement de l'été. 
Pense bien à vous !

                                                                          Igl💙💚


dimanche 16 juillet 2017

Dérapages - D. Thiéry


Les livres que j'ai réservés à la bibliothèque de Sury ne sont pas arrivés. Le premier devrait l'être la semaine prochaine. 😛 En attendant, je me suis plongée dans "Dérapages" de Danièle Thiéry. En l'achetant à la librairie du coin, quelque chose me disait que je faisais le bon choix. Je ne me trompais pas. Car l'histoire, passionnante et l'écriture belle et fluide de l'auteure m'ont ravie. Vous ne verrez pas le temps passer aux côtés du commissaire Marion et de ses hommes !

CATEGORIE : roman, polar

L'AUTEUR : Née en 1947, Danielle Thiéry fut l'une des premières femmes de l'histoire de la police française à accéder au grade de Commissaire Divisionnaire. Aujourd'hui écrivain, elle reçut le Prix Bourgogne en 1997 pour La petite fille de Marie Gare, le Prix Polar 1998 et Prix Charles Exbrayat 1998 pour Mises à mort et en 2013, le Prix du Quai des Orfèvres pour Des clous dans le cœur.

BIOGRAPHIE :  Dérapages , écrit en 2015 fut publié en 2016.

L'HISTOIRE : un corps d'enfant est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes les médecins légistes. Même le commissaire Edwige Marion, de la PJ parisienne, n'a jamais rien vu de tel...

NOTE : 🌟🌟🌟🌟🌟

samedi 15 juillet 2017

La pin-up de l'été

"Il faut juger des femmes depuis la chaussure jusqu'à la coiffure exclusivement,
à peu près comme on mesure le poisson entre queue et tête."
Jean de la Bruyère
David Wright

vendredi 14 juillet 2017

Ah ! ça ira... ça ira vraiment ?


 Par 270 voix contre 50, les députés ont adopté le projet de loi d'habilitation visant à réformer le code du travail. L'analyse du scrutin se lit ICI:

  • 320 votants sur 577 députés : soit un taux de participation de 44,5 % de l'Assemblée Nationale. Le sujet, pourtant essentiel, n'intéressait visiblement pas tout le monde ; seuls 15% des députés LR étaient présents le jour du scrutin.
  • 320 votes exprimés : 4 abstentions. Sur les 320 votes, 270 étaient pour et 50, contre (14 Nouvelle Gauche, 1 LR, 15 Insoumis, 16 GDR et 4 non inscrits )

Trois petits jours de débats auront suffi pour donner une grande claque aux salariés. Dans le plus grand silence puisque les réseaux sociaux n'ont pas manqué de relever l'absentéisme élevé des élus aux débats : certains jours, l'orateur parlait (presque) tout seul.

Tous les amendements de l'opposition furent rejetés. Le texte transmis au Sénat n'a donc que très peu été modifié. Que prévoit-il ?

  1. Une flexibilité accrue du contrat de travail :  le licenciement se ferait à l'aide d'un imprimé Cerfa (l'employeur cocherait des cases) pour limiter les irrégularités dans la procédure, le salarié n'aurait plus 2 ans pour saisir le conseil de prud'hommes (on parle d'un délai ramené à 6 mois) et les indemnités seront fixées en fonction d'un barème légal. Bien entendu augmenté mais... plafonné.
  2. L'extension du CDI à durée limitée (ou contrat de chantier) à d'autres secteurs du bâtiment : le contrat prendra fin une fois le projet pour lequel la personne a été recrutée se termine, mais sans qu'elle bénéficie de prime de précarité. 
  3. La fusion des comité d'entreprise (CE), comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et des délégués du personnel, chargés de représenter les salariés. Actuellement, ces trois instances sont indépendantes. Mais "il sera possible, pour les entreprises qui signent un accord, de conserver, en parallèle de l'instance fusionnée, des DP ou un CHSCT indépendant. Et le CSE pourrait par accord intégrer des compétences de négociation aujourd'hui dévolues aux délégués syndicaux. Il serait alors appelé "conseil d'entreprise". 
  4. Le licenciement "sui generis" : désormais, l'accord collectif s'imposera aux salariés. Le refus de
    Le Bûcheron d'après Millet - Van Gogh
    se voir appliquer l'accord constituera de facto une cause réelle et sérieuse de licenciement.Le salarié licencié bénéficiera alors d'un accompagnement spécifique de 12 mois par Pôle emploi, avec une allocation de 70% de l'ancien salaire. Il n'a pas de préavis. Seulement l'indemnité légale.
  5. Le compte de pénibilité devient "compte de prévention" : les cotisations patronales seront supprimées. Et la manutention manuelle de charge, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et exposition aux produits chimiques seront exclues des critères de pénibilité. Elles feront désormais l'objet d'une visite médicale de fin de carrière ouvrant le droit à un départ en retraite anticipé si le salarié présente une maladie professionnelle avec un taux d'incapacité de 10%.    
  6. L'impôt sur le revenu : grande victoire du Medef puisque la réforme du prélèvement à la source est repoussée au... 1er janvier 2019.

En ce début d'été, les Français suivent cela de loin. Fatigués et heureux de partir (pour ceux qui le peuvent) en vacances, les pages météo et instants apéro ont leur préférence. Macron peut en profiter (à noter, tout de même une baisse de 10 points de sa cote de popularité). Même s'il s'en défend, Bruxelles attend des gages pour réduire les déficits à 3%. Le président français évoque même 2,7% grâce aux réformes qu'il entreprend. Mais pour les salariés, à quel prix ? La résorption du chômage implique-t-elle un libéralisme effréné ? 

Majoritaire à l'Assemblée, avec des élus peu formés, j'espère que le Président fera les bons choix... Parce que dans le cas contraire, les salariés ne tendront pas la joue gauche.

Bonne fête  nationale mes amis ! 💋